10 jours en Californie (2) – Big Sur

written by Margaux 19 août 2018

Pas besoin de voiture pour visiter San Francisco, mais une fois sorti du centre-ville, louer un véhicule s’avère nécessaire. Alors en voiture Simone, à bord de notre « petite » voiture rouge ! Direction le sud et la région de Big Sur !

Nous avons d’abord traversé la Silicon Valley, où nous nous sommes arrêtés voir le campus de Google à Mountain View. Enfin, une partie, car le Googleplex fait plusieurs hectares. Nous avons retrouvé beaucoup d’éléments vus dans des reportages : les vélos aux quatre couleurs, les Bugdroids géants, les terrains de sport…

 

Monterey et Pacific Grove

Nous avons ensuite continué la route jusqu’à Monterey, ville située au bord de l’océan Pacifique à 200 km au sud de San Francisco. La baie de Monterey est un sanctuaire marin d’une richesse incroyable. Cette biodiversité exceptionnelle est due à la topographie des fonds marins. En effet, un gigantesque canyon sous-marin, plus profond encore que le Grand Canyon du Colorado, traverse la baie, renvoyant sans cesse à la surface des courants d’eau froide chargés de plancton, base de la chaine alimentaire.

Depuis le bord de mer, on peut observer des phoques veaux marins se prélassant sur la plage de Point Cabrillo, les loutres de mer flottant sur le dos, enroulées dans de longs filaments d’algues, ou encore des otaries de Californie toujours aussi bruyantes se reposer sur les enrochements de la jetée des Gardes Côtes. Pour repérer les loutres au milieu des algues, les jumelles ont été nécessaires. Au contraire, nous avons pu observer les otaries de très près, 2 mètres maximum, grâce à la présence d’un grillage (pour rappel, une otarie a de bonnes dents et un mâle peut peser plus de 300kg !).

Pour observer les cétacés, il faut prendre la mer. Nous avons choisi la compagnie Chris Whale Watching, conseillée par le Routard pour ses tarifs (39$ par adulte) et la petite taille de ses bateaux. Nous avons donc embarqué à 10h sur le Star of Monterey pour environ 3h de navigation dans la baie (venir 30 min avant pour s’assurer une place à l’avant). En sortant du port, nous sommes passés près de la jetée des Gardes Côtes et de ses otaries. Certaines n’hésitent pas à se hisser à l’arrière des bateaux pour faire une petite sieste ! Après quelques minutes, nous avons croisé la route de quelques dauphins de Risso. Et enfin, plus au large, nous avons pu approcher des baleines à bosse, présentes dans la baie de mars à novembre… Magique ! Mais rassurez-vous, le bateau ne poursuit pas les baleines. Il s’arrête à bonne distance des animaux repérés lorsqu’ils remontent respirer en surface, et les baleines gardent le choix de s’approcher ou non du bateau. Nous avons eu la chance de croiser une baleine peu farouche qui est venue plonger à quelques mètres du bateau, mais nous n’avons vu que son dos et sa queue. Il est plus rare de pouvoir apercevoir la tête des cétacés. Les baleines étant des animaux migrateurs, vous ne verrez pas forcément les mêmes espèces en fonction de la saison. Les dauphins et les orques sont présents toute l’année. De décembre à mi-avril, vous pourrez peut-être observer des baleines grises. En revanche, pour avoir la chance de voir le plus grand des mammifères, la baleine bleue, il faut venir entre juin et octobre.

Ceux qui ont le mal de mer pourront se consoler en allant visiter l’Aquarium de la Baie, un des plus beaux que nous ayons visités. On y trouve toute la biodiversité de la baie, dans des volumes d’eau rarement vus où cohabitent souvent un grand nombre d’espèces. Nous n’oublierons pas les circonvolutions du banc d’anchois, les bonds des Périophthalmes (petits poissons sauteurs amphibies), la lente nage du Mola mola et la valse des méduses. L’Aquarium abrite un centre de recherche océanographique ainsi qu’un centre de soins pour les loutres de mer blessées ou orphelines. Vous pourrez donc en voir de près, nageant comme des torpilles ou flottant sur le dos en surface… so cute! L’entrée de l’aquarium n’est pas donnée (50$) mais la visite vaut vraiment le coup. Prévoyez 3h pour avoir le temps de voir les expos temporaires et les animations autour du nourrissage. A noter qu’il y a une cafétéria à l’intérieur de l’Aquarium mais que vous pouvez également sortir vous restaurer et revenir.

En sortant de l’Aquarium, vous pourrez vous balader dans Cannery Row, la Rue de la Sardine, entourée d’anciennes conserveries ayant fermé à cause de la surpêche après la Seconde Guerre Mondiale. Les bâtiments ont été restaurés et abritent aujourd’hui des boutiques et des restaurants. L’authenticité n’est pas au rendez-vous…

A l’ouest de Monterey, au bout de la péninsule qui referme la partie sud de la baie, se trouve Pacific Grove où nous avions loué une chambre via AirBnB. Le centre de Pacific Grove nous a paru moins touristique que Monterey, mais aussi plus chaleureux avec ses maisons en bois peintes. Si vous venez entre novembre et février, vous aurez sûrement la chance de voir les colonies de papillons monarques venus des Rocheuses pour passer l’hiver au chaud. Ces insectes migrateurs parcourent jusqu’à 3000km pour venir se regrouper sur les pins et les eucalyptus du George Washington Park et du Monarch Grove Butterfly Sanctuary. On en compte des dizaines de milliers chaque année. Malheureusement, ce n’était pas la bonne période pour nous.

Côté nourriture, nous avons encore une fois bien mangé ! Pour le petit déj’, nous vous conseillons le Wild Plum à Monterey.  Bon et très copieux, nous sommes repartis avec des doggy bags ! Pour les repas du midi et du soir, nous avons testé le Hula’s Island Grill (resto hawaïen, ambiance sympa et cuisine excellente, ribs fondants et soupe coco crevettes délicieuse) à Monterey, le Tillie Gort’s Cafe (cuisine simple et bonne, plats en partie végétariens et bio) et l’International Cuisine (plats italiens, grecs, mexicains,… et des fruits de mer, vous trouverez forcément votre bonheur) à Pacific Grove.

Nous avons aussi pris un déjeuner rapide à la cafétéria de l’Aquarium. Rien d’exceptionnel mais correct. Nous en avons profité pour goûter la fameuse Clam Chowder, une soupe crémeuse aux palourdes. Vous en trouverez probablement de meilleures dans les bons restaurants du Fisherman’s Wharf.

 

On the road again…

En prenant vers le sud la mythique State Route 1 qui longe pratiquement toute la côte californienne, nous sommes partis visiter la région de Big Sur (prononcer « soeur »). Première halte dans la Réserve de Point Lobos. L’entrée est de 10$ par véhicule mais le ticket est valable pour les autres State Park que vous visiterez dans la journée (Day Pass). On peut se garer dans l’un des trois parkings pour ensuite sillonner la réserve à pied sur les sentiers qui longent la côte. Nous avons pu trouver des renseignements, de la documentation ainsi que des cartes postales et des posters au point d’information situé sur un des parkings. Des bénévoles retraités accueillants et très serviables se relaient toute la journée pour renseigner les touristes. N’arrivez pas trop tard, la capacité des parkings est assez limitée.

Nous avons ensuite continué notre périple sur la State Route 1, en nous arrêtant de temps à autre pour admirer les magnifiques paysages de falaises plongeant dans la mer turquoise. Nous avons fait halte dans la réserve de Pfeiffer Beach (entrée à 10$ – non incluse dans le Day Pass). Il faut prendre une petite route de 3 km (pas facile à trouver, utilisez votre GPS !) pour accéder à cette jolie plage, assez peu fréquentée lors de notre passage. Pfeiffer Beach est connue pour son arche de pierre, une sorte d’îlot percé d’une porte par laquelle passent les vagues, et son sable violet, couleur donnée par le manganèse lessivé sur le flanc des collines. Nous sommes ensuite partis pour le Julia Pfeiffer Burns State Park (entrée à 10$ – inclus dans le Day Pass) mais malheureusement, la plupart des sentiers de randonnée étaient en restauration suite aux incendies et aux glissements de terrain. Nous avons quand même pu admirer les célèbres McWay Falls, une chute d’eau de 24m de haut tombant sur le sable de la plage, à quelques pas d’une mer turquoise… un spot bien connu des photographes.

MacWay Falls

MacWay Falls

A noter : suite aux glissements de terrain de 2017, plusieurs tronçons de la State Route 1 ont été emportés. Lors de notre passage, un seul tronçon était encore en réfection, 40km au sud de McWay Falls. Un détour de 30 minutes permet de récupérer la route plus au sud.

Après ces quelques jours passés sur la côte, nous avons continué notre route vers l’intérieur des terres, direction le Parc National de Yosemite !

Mai 2018