Un weekend à Étretat

written by Margaux 21 août 2016
L'aiguille creuse durant la Golden hour - étretat

Un weekend prolongé pour le 15 août ? Hop, direction la mer pour prendre l’air! La Normandie n’étant pas très loin de Paris, nous avons choisi Étretat et ses falaises. Vu la période, nous avons décidé de partir en train. Quand on part 3 jours, on n’a pas envie de rester des heures dans les bouchons.

places_etretat

Réservations

Nous avons réservé notre séjour un mois à l’avance. Pour le trajet, départ de la gare Saint-Lazare en train jusqu’à Bréauté et fin du trajet en bus : au total, il faut compter 2h30. Pas de problème pour réserver, le train était loin d’être complet. Par contre pour l’hébergement, il ne faut pas s’y prendre au dernier moment! Nous avons réservé deux nuits au Détective Hôtel , suite aux conseils du Routard (et oui, encore lui!). Cet hôtel, géré par un ancien membre de la police scientifique, a un concept très original : toutes les chambres sont décorées selon l’univers d’un ou d’une célèbre détective. Nous avons donc dormi chez Nestor Burma, pas loin d’Hercule Poirot, Miss Marple ou encore Tintin et Columbo. Dans notre chambre à la déco années 30, nous nous sommes amusés à chercher la télévision, très habilement dissimulée pour éviter l’anachronisme. D’après le guide, même les salles de bain des chambres Sherlock Holmes et Arsène Lupin ne sont accessibles qu’après une petite recherche. Les parties communes (salle de petit déjeuner et salle commune avec boissons chaudes et jeux à disposition toute la journée) sont également décorées dans le thème. Concernant le petit déjeuner, super buffet avec beaucoup de choix (gâteau et yaourts maison).

Étretat

Étretat compte moins de 1500 habitants à l’année. Malgré l’affluence des touristes, malgré quelques boutiques de souvenirs et deux petits immeubles récents sur le front de mer, Étretat a su garder son aspect de petit village normand. On y trouve de magnifiques maisons à colombages, comme le Manoir de la Salamandre, initialement construit à Lisieux et  déplacé à Étretat en 1889, et de très belles halles en bois datant de 1926. Nous avons visité le Clos Lupin, demeure estivale de Maurice Leblanc où ont été écrites beaucoup des aventures d’Arsène Lupin. La maison et le jardin sont très jolis. A l’intérieur, on plonge dans l’univers du gentleman cambrioleur grâce à un parcours de 45 minutes audio-guidé.

Maison de Maurice Leblanc - Étretat

Maison de Maurice Leblanc

La plage d’Étretat est une plage de galets (ce qui n’est pas très agréable pour la plante des pieds) encerclée par les falaises. Sur la gauche de la plage, on peut accéder à marée basse au Trou à l’homme, grotte creusée au pied de la falaise qui fut baptisée ainsi au 18ème siècle après qu’un matelot, unique survivant du naufrage d’une goélette, s’y soit réfugié en pleine tempête. En effet, même à marée haute, l’intérieur reste émergé mais attention à ne pas y rester coincé! Un tunnel part de la grotte et passe sous la falaise pour rejoindre la plage de Jambourg.

Le Trou à l'homme - Étretat

Le Trou à l’homme

 

Les falaises

La blancheur des falaises de craie a donné son nom à la Côte d’Albâtre, qui s’étend du Havre au Tréport. A Etretat, elles s’élèvent à environ 80 mètres de haut mais atteignent par endroits les 120 mètres. La craie blanche est striée de veines de silex noir. Lorsque des morceaux de falaise se détachent et tombent dans la mer (attention à ne pas marcher trop près des falaises!), le calcaire se dissout dans l’eau et le silex est poli par les vagues pour donner les beaux galets ronds qu’on retrouve sur les plages.

La plage étant assez fréquentée à cette période de l’année, nous avons rapidement pris de la hauteur. Le GR21 longe la côte, plus ou moins près des falaises selon les risques d’effondrement. Même si nous sommes en bord de mer, il faut préciser que ce GR a par endroits un fort dénivelé, enchaînant falaises et valleuses (petites vallées perchées ou débouchant sur les plages).

Nous avons commencé par la falaise d’Aval : porte d’Aval et sa fameuse aiguille (qui n’est pas creuse), suivie de la Manneporte puis de la Courtine. On peut s’avancer sur chacune de ces pointes pour avoir une magnifique vue sur les falaises. Passée la Manneporte, l’affluence diminue nettement. Nous avons continué notre chemin jusqu’à la plage d’Antifer où nos pieds ont fait trempette dans l’eau fraîche. Pour cet aller-retour, le temps estimé est de 2h. Cependant, entre les pauses photo, hydratation ou contemplation, nous y avons passé quelques heures de plus.

La Manneporte - Falaises d'Étretat

La Manneporte

 

Falaises d'Étretat - golden hour

Le soir, la lumière dorée du soleil se reflète sur les falaises

Étretat de nuit - blue hour

Après le crépuscule, juste le temps pour nous de monter sur la falaise d’amont pour avoir une vue imprenable sur Étretat et l’aiguille creuse

Le lendemain, nous avons pris le bus pour Fécamp (compagnie Kéolis – 2€ le trajet). Il faut compter 30 minutes de route. Après le repas, nous sommes partis par le GR 21 pour rejoindre Étretat. Le chemin commence au bout de la plage de Fécamp, passe par Yport, station balnéaire moins touristique qu’Étretat, et non loin de la plage de Vaucottes. Il est très bien balisé et compte très peu de passages sur route. Encore une fois, nos jambes ont souffert mais ça valait vraiment le coup. A noter qu’il y a peu d’ombre sur le chemin. Heureusement pour nous, le soleil n’était pas trop chaud et il soufflait une petite brise rafraîchissante. En arrivant sur Étretat par la falaise d’Amont, on passe devant l’aiguille de Belval, plus petite et moins connue que la précédente, puis devant la porte d’Amont, la plus petite des trois arches, et enfin par la chapelle Notre-Dame-de-la-Garde, protectrice des pêcheurs, avant de redescendre vers Étretat par un escalier de 263 marches. A quelques pas de la chapelle a été construit un monument en l’honneur de Nungesser et Coli, deux aviateurs ayant tenté la traversée Le Bourget-New York en 1927 et aperçus pour la dernière fois au large d’Étretat (Charles Lindberg réussira la traversée douze jours plus tard). En comptant quelques petites pauses, nous avons mis environ 4h30 pour rallier Fécamp à Étretat.

Vaches normandes

Vache Normande

 

Les restaurants

Parce que bien manger fait partie du voyage et que la randonnée, ça creuse, voici les restaurants que nous avons testés :

Crêperie Lann-Bihoué : Excellentes galettes, bien garnies, certaines avec des produits locaux, et que nous avons arrosées de cidre normand. Service rapide.

Le Bistretatais : Voulant faire un repas léger pour le soir, nous n’avons pris qu’une grosse entrée et un dessert. Tout était bon mais mention spéciale pour le duo de crèmes brûlées chocolat et pistache. Un régal!

Le piano de Jean-Noël (Fécamp) : Menu unique avec entrée-plat-dessert pour 22€ la semaine et 27€ le weekend. Le choix est limité mais c’est à ça que l’on reconnaît le travail des produits frais. Plats excellents, mélanges de saveurs originaux, un délice! Petit bémol : nous avons attendu 45 minutes entre la commande et notre entrée. Mais bon, ça valait le coup!

Boulangerie Au Georges V : Durant notre séjour, nous avons pique-niqué deux fois sur les falaises, à l’écart de la foule. Avant de grimper, nous nous sommes ravitaillés dans cette boulangerie qui se trouvait en face de notre hôtel. Le pain est excellent et il y a un large choix de viennoiseries, pâtisseries, en-cas salés (quiches, pizzas, wraps…). Tout est bon!

Août 2016